Mise à jour le 11 juillet 2010
 

1 JUILLET 2009

Frères et sœurs, voici venu le temps du repos. Je ne dis pas le temps des vacances, car hélas, pour beaucoup cette année il sera impossible de partir en vacances. Voici bientôt un an que la crise économique touche l'ensemble des pays.

Mais ce temps de repos, nous en avons tous besoin. Certains partiront dès ce début de mois juillet, d'autres vers la mi-juillet, et d'autres enfin au mois d'août. Ce temps de repos doit être mis à profit pour "se refaire une santé". Mais n'oublions qu'au delà de la santé corporelle il est important de prendre soin de notre santé spirituelle.

Dans notre vie quotidienne nous vivons sans prendre le temps de se poser, nous agissons bien souvent par habitude. Et, malheureusement cette habitude concerne aussi le temps de la prière.

Combien de temps offrons-nous au Seigneur dans notre quotidien ?

Et si nous mettions à profit ce temps de repos du corps et de l'esprit pour activer notre relation avec Notre Seigneur ?

Comme nous avons préparé soigneusement notre départ, ou cette période à la maison, si nous préparions notre temps de prière.

Je vous invite frères et sœurs à prendre le temps de la rencontre avec Jésus. Lui est là tous les jours de notre vie, à tout instant, à chaque seconde qui s'écoule. Il est présent à notre côté, même quand "nous ne prenons plus le temps de vivre".

Pour ceux qui vont prendre la route, je vous invite à avoir un comportement chrétien au volant. Lorsque je suis dans ma voiture, je reste disciple de Jésus et don en tant que tel je dois accorder ma foi et mes principes de conducteur, c'est-à-dire que je dois respecter les autres usagers de la route.

A toutes et tous je souhaite de bonnes vacances.

Je prie Notre Dame pour qu'elle vous accompagne durant ces jours.

Que le Seigneur Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, trouve une place dans votre cœur et votre vie durant ces jours.

Avec ma bénédiction apostolique.

+ Jean-Pierre Nicaise

 CAREME 2009

dimanche 1 mars 2009

De l'Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Marc (1, 12-15)

"Jésus venait d'être baptisé. Aussitôt l'Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après l'arrestation de Jean-Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : "Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle."

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. L'invitation du Seigneur est claire ; Il souhaite nous faire entrer dans le règne de Dieu. Cette invitation est faite alors qu'il nous est dit que les temps sont accomplis.

Mais quels temps ? Quels sont ces temps qui sont accomplis. ? Les temps sont accomplis parce que les prophéties sont réalisées. Dieu est venu parmi nous, Dieu s'est fait Homme. Dieu, après avoir créé l'Homme devient Homme Lui-même.

Jésus, en ce premier dimanche de Carême nous invite à entrer dans "l'Economie du Salut". Et pour nous, hommes et femmes de cette année 2009, l'Economie du Salut est importante. Importante parce que nous avons oublié ce que le Seigneur est venu nous dire. Importante parce que nous avons oublié que le message de Jésus que nous lisons tous les jours est le message de l'Evangile, la Bonne Nouvelle du Salut. L'Evangile est devenu, même pour nous chrétiens, un livre comme un autre. Certes nous le reconnaissons comme le Livre Saint, mais nous avons oublié, par habitude, que l'Evangile est Bonne Nouvelle.

Combien de fois lisons-nous un passage de l'Evangile sans vraiment s'imprégner de ce que nous lisons ? Nous survolons les mots, l'Evangile reste, dans ce cas là, un livre comme un autre.

Nous devons réapprendre à nous nourrir de la Parole de Dieu à travers l'Evangile. C'est une Parole vivante, aujourd'hui encore. Ici et maintenant, Dieu s'adresse encore à nous à travers son Fils. Dieu est présent, vivant, dans cette Parole. Jésus Lui-même nous parle encore dans ces textes qui ne sont pas figés, même s'ils sont fixés par les moyens de l'encre et du papier.

La Bonne Nouvelle nous fait entrer de plein pied dans l'Economie du Salut.

Aujourd'hui je veux opposer l'Economie du Salut à l'économie de marché.

Cette économie de marché qui met le monde en déroute, où les places boursières s'effondrent ; cette économie de marché qui a ruiné bon nombre de personnes qui avaient misé leur fortune sur ces mêmes places boursières.

Cette économie de marché où certains n'hésitent pas à se faire de l'argent sur l'exploitation des Hommes. Cette économie de marché où l'humain est devenu une machine de production ; où l'humain est devenu un moyen de s'enrichir.

Cette économie de marché où la valeur du travail n'a plus sa place parce que l'argent roi a détrôné cette valeur.

Dans tout cet ensemble, aujourd'hui, certains veulent nous faire croire que tous peuvent s'enrichir sans aucun partage de la richesse produite par les fruits du travail. N'entend-on nous pas : "Si vous voulez gagner plus d'argent, il vous faudra travaillez plus… " et de cette formule nous sommes arrivez à une aberration totale, un discours où l'Economie du Salut n'a plus sa place. Pour gagner plus d'argent, il faudrait même travailler le dimanche. Travailler le jour qui est consacré à la gloire de Dieu.

Ainsi donc, l'économie de marché détrône l'Economie du Salut. L'argent est devenu le dieu de nos contemporains. Et pourtant le Seigneur a été bien clair à ce sujet : "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu !" (Mc 10, 25)

Dans ce monde où la sécularisation est totale, de telles formules ne peuvent qu'être appréciées par le plus grand nombre.

Et bien je dis non ! Je dis non à de tels discours ! Je dis non au rejet de Dieu dans notre société.

Je rappelle à temps et à contre temps que le Seigneur a versé son sang, a donné sa vie pour que nous puissions vivre pleinement. Que nous vivions pleinement, non seulement en ce monde, mais aussi et surtout dans celui qu'Il nous a préparé auprès de son Père. Notre place dans le Royaume des Cieux nous a été préparée. C'est cela l'Economie du Salut.

Je sais qu'il pourra toujours m'être rétorqué que ceux qui ne sont pas chrétiens pourront travailler le dimanche, ce à quoi je réponds non.

Non, parce que ces personnes ont une vie de famille, quand cette mère de famille verra ces enfants si elle travaille le dimanche ? Peut-être que ces enfants là n'irons pas en classe le jour de semaine où la maman se reposera.

Non, parce que ces personnes ont droit au même repos que les autres.

Non, parce qu'il est nécessaire dans une société de se retrouver au même moment pour se reposer, pour se rencontrer dans des loisirs.

Non, parce que celui qui travaille ne profitera pas plus des fruits de son travail, ce sera une manière supplémentaire de "faire tourner" l'économie de marché au détriment de l'humain.

Je veux rappeler que ceux qui, traditionnellement, travaille le dimanche sont ceux qui ne produisent aucun bien. Mais ce travail à une importance capitale pour toutes les sociétés. Ce sont ceux qui ont choisi, dans leur métier, d'être au service de leurs Frères humains. Ceux qui assurent la sécurité et la paix sociale, ceux qui assurent la prise en charge de nos souffrances physiques en étant présents, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour nous soigner.

Frères et Sœurs je vous invite à vous convertir et à croire à la Bonne Nouvelle. Je vous invite à recevoir en plénitude le Salut proposé par Notre Seigneur. Que cette marche durant ce temps de Carême mène nos pas à la rencontre de Celui qui est venu nous visiter.

Que Notre Dame qui a su dire "fiat", qui a tout donné sans rien demander , nous guide vers celui qui est la vraie richesse.

Avec ma bénédiction apostolique.

+ Jean-Pierre Nicaise

OCTOBRE 2008

Frères et sœurs, je souhaite m'entretenir avec vous du mois d'octobre, mois qui, traditionnellement, est consacré à la prière du rosaire. Nous allons tourner notre regard vers la Vierge Marie ; mais non pas pour Elle-même, mais pour qu'Elle nous accompagne sur le chemin qui nous mène vers Dieu. A plusieurs reprises Elle a demandé à ce que l'on prie pour la conversion des pécheurs, que l'on prie pour les prêtres.

Ce mois d'octobre commence par la célébration de la mémoire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. Cette femme, même si elle s'est retirée du monde a été une grande missionnaire. Elle a prié pour les prêtres, elle a prié pour la conversion des Hommes à l'Evangile.

Pour annoncer cet Evangile du Seigneur, Bonne Nouvelle du salut, nous avons besoin de chrétiens et de chrétiennes qui acceptent de se donner, de se consacrer d'une manière particulière à cet apostolat.

Dieu nous appelle, savons-nous entendre la Parole de Dieu? Savons-nous ouvrir notre oreille du Cœur pour "Entendre la voix du Seigneur qui disait :"Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ? " Et je dis : "Me voici, envoie-moi."[Is 6, 8].

Frères et sœurs, je souhaite faire de ce mois d'octobre le mois consacré à la prière pour les vocations. Tout d'abord un mois de prières pour que chacun puisse reconnaître les charismes que le Seigneur  lui donnés. Ensuite prières pour que nous ayons la force, avec l'aide du Saint-Esprit, de répondre à l'appel du Seigneur pour mettre en œuvre ces charismes.

Je vous invite donc en priant le rosaire, de demander à Marie notre Mère céleste d'intercéder auprès du Père de donner des ouvriers pour labourer son champ, ce champ qu'est notre Eglise. "Le Seigneur dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson."[Lc 10, 2]

Il y a plusieurs sortes d'ouvriers, chacun ayant sa spécificité, l'Eglise a besoin de tous et de toutes. Chaque fidèle est important pour faire la communauté ecclésiale, nous sommes toutes et tous une pierre vivante qui construit cette Eglise. Nous sommes pierre et bâtisseur en même temps. Mais il y a des appels particuliers, des ouvriers qui sont plus spécialement destinés à la consolidation de l'édifice.

En ce moi d'octobre 2008, je vous demande de prier plus particulièrement pour les vocations sacerdotales. Notre communauté a besoin de prêtres. Marie demandait que l'on prie pour les prêtres, encore faut-il que nous ayons des prêtres pour qui prier.

Vous qui me lisez, n'avez-vous jamais un jour pensé à devenir prêtre ? N'avez-vous pas entendu à un moment un appel sans savoir d'où il venait, un appel ressenti profondément, qui vous retourne le cœur, et puis comme cet appel pouvait faire peur, vous vous êtes détourné ? N'avez-vous pas entendu un appel et vous n'avez pas trouvé le bon interlocuteur comme Samuel. "Le Seigneur appela : "Samuel, Samuel ! " Il répondit "Me voici ! " et il courut près d'Eli et dit : " Me voici, puisque tu m'as appelé. " – Je ne t'ai pas appelé, dit Eli ; retourne te coucher. " Il alla se coucher, le Seigneur recommença d'appeler : "Samuel, Samuel ! " Il se leva et alla près d'Eli et dit : " Me voici, puisque tu m'as appelé. " – " Je ne t'ai pas appelé, mon fils, dit Eli ; retourne te coucher. " Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur et la Parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. Le Seigneur recommença d'appeler Samuel pour la troisième fois. Il se leva et alla près d'Eli et dit : "Me voici, puisque tu m'as appelé." Alors Eli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant et il dit à Samuel : "Va te coucher et, si on t'appelle, tu diras : Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute", et Samuel alla se coucher à sa place. Le Seigneur vint et se tint présent. Il appela comme les autres fois : "Samuel, Samuel ! ", et Samuel répondit : "Parle, car ton serviteur écoute."[1S 3, 4-10]

Combien n'ont pas eu la chance, comme Samuel, de trouver un prophète Eli sur sa route pour lui dire que le Seigneur appelle.

Frères et sœurs, en ce mois du rosaire mettez-vous en prière, mettez-vous à l'écoute du Seigneur. Et si vous trouvez divers signes dans votre histoire de vie qui marque la présence particulière du Seigneur pour vous appeler à un ministère, osez répondre OUI. Oui Seigneur me voici.

Demandons à Notre Dame de nous accompagner dans notre prière afin que nous ayons des prêtres. Des prêtres qui en plus de leurs obligations professionnelles et familiales acceptent de servir sereinement et joyeusement Dieu et son Peuple au sein de l'Eglise catholique libre.

A la suite des premiers disciples osons nous mettre à la suite du Seigneur avec la vocation qui est la nôtre ; osons faire fructifier les charismes que le Seigneur Lui-même nous a donnés.

Avec ma bénédiction apostolique.

+ Jean-Pierre

NOEL 2007

"Aujourd'hui vous est né un Sauveur" (Lc 2, 11)

Voici ce que l'Ange du Seigneur proclame dans la nuit.

Voici l'essentiel.

C'est pourquoi je serai bref dans mes propos.

Voici ce que nous célébrons en cette nuit très Sainte, en cette nuit de Noël !

C'est l'anniversaire de la naissance du Sauveur.

En cette nuit très pure, nous faisons mémoire de la naissance de Jésus, "le Seigneur sauve".

Nous faisons mémoire de la naissance de l'Emmanuel, "Dieu-avec-nous".

Voilà pourquoi en cette nuit nos cœurs doivent être en fête, nous célébrons le Fils de l'Homme fait Homme.

Dieu a épousé notre condition humaine, Dieu s'est fait chair.

En cette nuit, ce ne sont pas les lumières des sapins qui doivent étinceler dans nos yeux ! En cette nuit, ce ne sont pas les lumières de la ville qui doivent éclairer nos pas ! En cette nuit, ce ne sont pas les lumières des vitrines qui doivent éclairer nos cœurs !

En cette nuit, c'est bien la Lumière de Dieu qui doit éclairer nos vies tout entières.

L'Emmanuel est la Lumière qui étincelle, qui brille, qui illumine notre route, notre cœur, nos yeux.

Est-ce qu'en cette Sainte nuite nous allons nous souvenir de ce qu'est la fête de Noël, où alors n'en gardons-nous que l'aspect païen ?

Bien sûr en cette nuit, l'enfant de la crèche nous donne à mieux aimer les enfants, c'est pourquoi Noël est devenu la fête de tous les enfants.

Tous ? Non, je ne crois pas ! Il y a bien trop d'enfants encore malheureux de par le monde.

Trop d'enfants mal nourris, mal vêtus, mal logés. Même dans nos pays dits "civilisés".

Frères et sœurs, saurons-nous accueillir le Messie, le Seigneur qui nous sauve ?

Rien ne nous empêche de faire la fête en cette nuit de Noël, mais sachons garder toute chose à sa juste place.

C'est bien parce que je célèbre la venue du Seigneur dans notre humanité que je fais grande fête en cette Sainte nuit.

Que le Seigneur qui est venu dans ce monde en prenant notre condition humaine, que sa Sainte Mère, la Vierge Marie, que Saint Joseph qui a eu confiance en la Parole angélique, habitent votre cœur en cette nuit d'Amour. 

Avec ma bénédiction apostolique.

+ Jean-Pierre

 ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

Chers frères dans l’épiscopat, prêtres, clercs, séminaristes, et vous aussi chères sœurs et frères dans le Christ, à l’approche de la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ, Mère de l’Eglise, Mère de tous les Hommes, je viens vous parler de l’Amour.

Amour de Dieu, Amour du Père pour notre humanité.

Amour que nous devons porter à notre Dieu révélé en Jésus-Christ.

En effet qu’est-ce que l’Assomption de la Vierge Marie, sinon la célébration de l’Amour de Dieu pour nous toutes et nous tous. Amour inconditionnel qui a pris chair une nuit dans une étable de Bethléem. Amour inconditionnel qui a souffert la Passion. Amour inconditionnel qui a accepté de connaître la mort des hommes sur une croix. Amour inconditionnel qui est glorifié dans la résurrection du Fils.

Une fois de plus cet Amour s’est manifesté dans l’assomption de la Vierge Marie, Elle qui a toujours dit OUI à Dieu ; Elle qui ne s’est jamais refusée à cet Amour ; Elle qui a accepté de donner sa vie pour que Dieu prenne chair, meure et ressuscite pour être le Vivant. Elle qui a su aimer Dieu, qui a su lui rendre Amour pour Amour.

Dans l’Assomption de la Vierge Marie, Dieu nous redit qu’Il nous aime ; en célébrant l’Assomption de la Vierge Marie, nous disons à Dieu que nous l’aimons.

Que croyons-nous en célébrant l’Assomption de la Vierge Marie ?

Nous croyons que la Vierge Marie est morte dans son corps de chair, qu’aussitôt après sa mort son corps a été enlevé pour rejoindre son Fils auprès du Père Eternel et de l’Esprit Saint, par qui le Fils a pris notre humanité. Si ce corps humain a été transporté dans les Cieux, c’est pour lui éviter de connaître la déchéance que subit tout corps après la mort. Le corps de Celle qui a été, par excellence, le tabernacle du Fils de Dieu ne pouvait subir les outrages de la corruption. Mais c’est aussi lui permettre de vivre dans son corps dans la Vie Eternelle que Dieu nous a donnée.

Nous ne devons pas confondre la Résurrection et l’Assomption. En effet, Jésus, le Ressuscité, a repris vie dans son corps de chair. Marie, avec son corps, attend la résurrection au jour du jugement dernier. Nous, nous attendrons dans notre corps spirituel ce dernier jour pour reprendre vie dans ce corps de chair que Dieu nous a donné.

En Marie, en cette solennité, est préfiguré ce que nous sommes appelés à devenir : des enfants de Dieu qui, en attendant de ressusciter, vivrons dans l’Eternité de Dieu.

C’est pourquoi lorsque nous prions Marie, nous prions Celle qui nous précède. Nous ne la prions pas pour Elle-même, mais nous la prions parce que, déjà, elle peut être notre « intercesseur » auprès de Dieu. C’est bien une avocate pour notre humanité et non pas une intermédiaire entre Dieu et les Hommes. Elle n’est pas une barrière entre Lui et nous. Bien au contraire, Elle nous permet d’approcher le Seigneur d’encore plus près.

Dans son Amour pour nous, la Vierge Marie nous fait entrer au plus près de l’Amour de Dieu.

Sur la Croix, Jésus son divin Fils, a eu ces mots d’une portée inouïe : Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton Fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère . » (Jn 19, 26-27) En disant à la Vierge Marie que Saint Jean était son Fils, et en donnant à Saint Jean la Vierge Marie comme mère, c’est toute l’humanité qui devenait enfant de la Sainte Vierge, et Elle nous prenait toutes et tous comme ses enfants.

Y a-t-il une mère qui n’entendrait pas les suppliques de ses enfants ? Alors combien plus notre maman du Ciel. Elle est donc bien celle qui peut faire intercession auprès de Dieu pour nous.

Chères sœurs, chers frères, prenons Marie chez nous, disons lui tout notre amour filial et acceptons qu’Elle nous donne son amour de mère, Elle qui a su aimer Dieu de cette manière toute particulière, en lui offrant son corps pour que Dieu prenne notre condition d’Hommes.

JEUDI SAINT 2007

Chers frères prêtres, et vous chers fils qui vous préparez au sacerdoce, en ce jour du Jeudi Saint je voudrais vous entretenir de l’Eucharistie et du sacerdoce.

Pourquoi vouloir réfléchir sur l’Eucharistie et le sacerdoce dans une même lettre pastorale ? Tout simplement parce que les deux sont liés. Il ne peut y avoir de célébration eucharistique sans prêtre, et sans célébration eucharistique, la mission du prêtre est morte.

Et c’est bien en ce jour que nous commémorons l’institution par Notre Seigneur de l’Eucharistie et du sacerdoce.

« Lorsque l'heure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle s'accomplisse dans le Royaume de Dieu. » Puis, ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : « Prenez ceci et partagez entre vous ; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne jusqu'à ce que le Royaume de Dieu soit venu. » Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi. » Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous ». (Lc 22, 14-20)

Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang, faites cela en mémoire de moi. Par ces mots le Seigneur Jésus nous a laissé le mémorial de sa Passion, de sa mort sur la Croix, de sa résurrection, de sa Présence vivante et éternelle à travers le sacerdoce.

I – L’EUCHARISTIE

I – 1. L’Eucharistie comme racine

L’Eucharistie est don de Dieu, don du Seigneur Jésus pour tous les hommes qui acceptent de le suivre le cœur joyeux. La veille de sa mort, le Seigneur n’a pas voulu nous laisser orphelin de sa présence. Même si spirituellement le Seigneur est toujours présent au milieu de nous, plus encore dans l’Eucharistie. Ce pain et ce vin consacrés par les mains du prêtre sont bien le Corps et le Sang de Jésus Lui-même. Le don qu’Il nous a fait à travers ce sacrement, c’est sa présence vivante pour tous les siècles à venir. Dans chaque Eucharistie, notre foi, notre vie de chrétien prends sa source. « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. » (Jn 6, 35)

Jésus nous nourrit de son Corps et de son Sang, nous nous rassasions à la source de la Vie. Nous puisons à volonté dans ce Mystère de Vie. C’est bien là que se trouve la racine de notre vie spirituelle. Et c’est bien de cette vie spirituelle que nous vivons dans notre vie matérielle au quotidien. « Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. » (Mt 6, 11)

I – 2. L’Eucharistie comme présence

L’Eucharistie est la présence du Seigneur Jésus en permanence dans notre vie. Permanence, puisque présence réelle. C’est bien le Corps et le Sang de Jésus qui sont présents dans le pain et le vin. Les accidents restent bien pain et vin, mais l’essence est bien Corps et Sang de Jésus. L’Eucharistie n’est pas un symbole, mais bien une réalité. C’est un mémorial qui s’accomplit en permanence, à chaque célébration eucharistique et autant de fois qu’il y a de célébrations. L’Eucharistie est un sacrement, donc un signe efficace. Dès les paroles de la consécration Jésus Vivant est présent sur l’autel.

I – 3. L’Eucharistie comme avenir

Sans l’Eucharistie notre avenir de chrétien est obéré. Il ne fait nul doute que si nous ne nourrissons pas notre foi avec l’aliment eucharistique notre foi est vouée à la mort. Et non seulement notre foi, mais l’avenir de l’Eglise toute entière. Qui peut mieux que le Seigneur Lui-même nourrir son peuple ?

Non seulement l’Eucharistie est l’avenir de chaque chrétien, mais bien l’avenir de l’Eglise tout entière.

C’est pourquoi nous devons nous présenter à la table du Seigneur autant de fois que possible. La communion quotidienne ne peut-être qu’encouragée. Nous devons nourrir notre corps tous les jours pour qu’il puisse vivre. De même nous devons nourrir notre âme tous les jours pour qu’elle puisse vivre.

Dans ma lettre pastorale du mercredi des Cendres je vous parlais de la conversion du cœur, comment cela se pourrait-il si nous n’avions pas cette nourriture qui est Jésus Lui-même ?

Je vous exhorte donc à vous approcher de la Sainte Table aussi souvent que possible.

II – LE SACERDOCE

II – 1. Monition pour les prêtres

A vous chers frères prêtres dans le sacerdoce, je voudrais vous rappeler ce que vous êtes devenus par l’ordination sacerdotale ; je voudrais vous rappeler le sens profond de votre ministère ; je voudrais vous rappeler l’enracinement de votre foi et de l’enracinement de votre ministère.

Par l’imposition des mains vous avez reçu l’Ordre presbytéral pour devenir des collaborateurs de votre évêque ; Votre ministère prend toute sa valeur dans la communion avec votre évêque. Vous n’avez pas été ordonnés pour vous seuls, mais bien pour le service de Dieu dans une Eglise.

Etre prêtre c’est être serviteur. Vous n’êtes pas plus grand que le maître, vous n’êtes donc pas plus grand que les plus petits qui sont enfants de Dieu. « Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. » (Jn 13, 16)

Votre sacerdoce prend sa vie dans l’Eucharistie, vous avez été ordonnés pour cette célébration en particulier ; il vous appartient de permettre au Seigneur de nourrir son peuple par vos mains. Vous êtes les dispensateurs de l’Eucharistie. Rappelez-vous que sans prêtre l’Eglise ne peut se nourrir de son Seigneur !

Mais je veux insister sur le fait que le sacerdoce ne vous a pas été donné pour votre propre gloire, mais bien pour un service d’Eglise. Si vous avez reçu cette grâce, elle ne vous appartient pas en propre, elle appartient à l’Eglise, c’est pourquoi vous ne pouvez vivre votre sacerdoce qu’en communion pleine et entière avec votre évêque. Une fois ce principe acquis, je vous invite, chers frères prêtres, à réfléchir sur le comment vous vivez votre sacerdoce au service du peuple qui vous est confié. Je vous invite également à réfléchir sur votre relation à l’Eucharistie.

Lorsque vous célébrez la sainte messe, vous êtes en lieu et place du Seigneur Jésus, c’est bien par vos paroles et par vos mains que le Seigneur se rend présent réellement dans le pain et dans le vin. « Faites cela en mémoire de moi. » (Lc 22, 19) Vous agissez sur ordre du Seigneur Lui-même.

Je ne doute pas, chers frères, que vous voulez vivre pleinement le sens sacré de votre mission, mais je vous invite à vous approcher le plus fréquemment possible de l’autel pour célébrer le mystère de l’Eucharistie pour vous en nourrir et en nourrir vos frères.

II – 2. Monition pour les séminaristes

A vous, chers fils séminaristes, je veux vous dire courage et confiance.

Courage, parce que la route que vous empruntez n’est pas facile. Vous avez choisi de vous donner au Seigneur dans un service d’Eglise bien spécifique. Vous avez choisi de vous abandonner dans l’Amour du Dieu tout puissant.

Choisir de devenir prêtre, c’est accepter de se mettre sous le regard d’un autre. C’est se placer sous le regard du Seigneur. Mais c’est aussi accepter de se placer sous le regard de ses supérieurs, ils vous sont donnés par Dieu Lui-même. Comment peut-on dire que l’on va vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu en tant que prêtre, si l’on n’accepte pas d’écouter la parole de ses supérieurs.

C’est bien là la plus grande conversion que je vous demande. Acceptez que la parole de celui qui vous est donné pour vous guider, vous accompagner, est bien la Parole vivante de Dieu. C’est à travers ces hommes, évêque, prêtres, que Dieu vous appelle.

Il revient à votre évêque de vous appeler et à lui seul. Vous vous êtes proposés pour devenir prêtre, mais n’oubliez jamais que le sacerdoce n’est pas un du. C’est un don de Dieu, un don ratifié par son Eglise, et à travers elle, par l’évêque et les prêtres qu’il a choisis pour vous accompagner et vous aider à discerner votre vocation. « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jn 15, 16)

Confiance, parce que le Seigneur vous donne l’Esprit Saint pour avancer sur cette route qui peut être semée de découragements face à la tâche à accomplir. Confiance parce qu’il n’est jamais facile de se dépouiller pour se laisser guider par un autre. Mais c’est Autre, c’est avant tout le Seigneur. Vos supérieurs vous guident avec discernement, et croyez qu’il ne vous sera jamais demandé quoique ce soit sans que la grâce vous soit accordée pour que vous puissiez l’accomplir. «Tout ce que vous demanderez dans votre prière avec foi, vous le recevrez. » (Mt 21, 22) et « Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » (Jn 14, 13)

Chers fils, je vous demande avec toute la tendresse et la fermeté d’un père de vous mettre à l’écoute de ceux que j’ai choisis pour vous accompagner dans votre préparation au sacerdoce, sans récrimination.

Je veux vous dire avec toute la tendresse possible qu’il est préférable de faire un bon chrétien plutôt qu’un prêtre qui ne saurait pas se mettre totalement au service du peuple que l’évêque lui confierait.

A vous tous, prêtres et séminaristes, je veux souhaiter un joyeux Jeudi Saint dans la célébration de la mémoire de l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce. Devenez ce que vous célébrez.

CAREME 2007

"Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment." Cette parole du prophète Joël, au chapitre 2, verset 13, est extraite de la première lecture de ce mercredi des Cendres.

Je veux m'attarder sur ce verset pour l'ouverture de ce Carême 2007. Comme chaque année, dans le cycle liturgique, ce temps de Carême va nous préparer à célébrer la Solennité des Solennités, la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous avons tous nos habitudes de vie durant le temps de Carême ; celui-ci va se priver d’une part de nourriture chaque jour, celui-là va se priver d’une part de loisirs, d’autres vont partager avec les plus démunis les économies réalisées grâce aux privations… Tout cela est bien, mais est-ce suffisant ?

Est-il suffisant de vivre plus intensément sa vie de chrétien durant quarante jours par an ? Et quant est-il tout le reste de l’année ?

Ne perdons pas de vue que le cycle liturgique nous permet de nous approcher chaque fois un peu plus du Seigneur. Nous devrions, chaque année que Dieu nous offre à vivre, capitaliser nos efforts de conversion.

Ce capital nous pouvons l’engranger au fond de notre cœur. C’est ainsi que le prophète Joël nous invite à "déchirer notre cœur", c'est-à-dire à convertir notre cœur. C'est bien là le but ultime du temps de Carême, convertir notre cœur. A quoi sert de nous imposer des privations si elles n'ont pas d'actions durables dans notre vie de chrétien.

Etre disciple de Jésus-Christ cela veut bien dire que nous acceptons que toute notre vie soit placée sous Son regard. Nous désirons que Jésus devienne un intime, nous désirons devenir un intime de Jésus. Etre intime avec quelqu'un c'est lui faire une place dans notre cœur.

Faire une place à Jésus dans notre cœur c'est accepter un engagement profond, complet et durable. Cet engagement n'est pas facile, il peut être parfois douloureux, il va nous entraîner dans de nombreuses chutes. Mais qu'importe si nous faisons confiance, si nous nous relevons en gardant les yeux rivés vers le Seigneur, le cœur confiant.

Oui gardons le cœur confiant car le prophète nous le dit clair et fort : "Dieu est lent à la colère, plein d'amour, Il renonce à la colère". Dieu est pardon. Non pas un pardon comme nous le connaissons ; bien des fois, trop souvent même, nous pardonnons mais nous gardons toujours quelque ressentiment au fond de notre cœur. Cela est le pardon humain. Le pardon de Dieu lui est total, Dieu s'engage dans Son pardon. Lorsque Dieu pardonne c'est définitif, notre faute n'existe plus, la puissance de l'amour de Dieu fait que notre faute est effacée, supprimée et Dieu s'engage avec nous pour continuer notre route. Dieu est "tendre et miséricordieux". Dieu nous aime d'un amour que nous ne pouvons imaginer. Il nous aimé jusqu'à laisser son Fils donner sa Vie sur la Croix pour nous réconcilier définitivement avec son Amour.

Tout cela nous ne pouvons le comprendre, le saisir pleinement et le vivre intensément que si nous convertissons notre cœur. Que si nous ouvrons notre cœur sans réserve aucune à l'Amour divin.

Que cette marche qui commence pour avancer vers la joie de Pâques, soit notre marche vers la rencontre définitive, vers notre propre Pâques.

C'est bien là le but du cycle répétitif de la liturgie. Chaque fois que nous faisons un pas vers la rencontre avec le Seigneur, chaque fois que nous avançons un peu plus dans son intimité, nous nous approchons de la rencontre qui sera notre entrée dans la vie éternelle, la vie en Dieu.

Nous devons garder en mémoire que notre pèlerinage sur cette terre nous emmène inexorablement vers notre Créateur, vers Celui qui nous demande notre cœur comme lieu Saint pour y faire sa demeure.

Lorsque nous accueillons des invités dans notre lieu d'habitation, nous aimons que celui-ci soit propre, accueillant, ouvert. Il en est de même pour notre cœur, nous devons donc le purifier, le convertir à l'Amour du Seigneur pour L'accueillir et Lui dire : Seigneur entre dans la demeure que je T'offre, fais de mon cœur le lieu où Tu es chez Toi.

Si nous devenons la demeure de Dieu, comment pourrions-nous accepter de vivre le temps de conversion seulement quarante jours par an ? C'est bien toute notre vie qui sera conversion ; c'est bien toute notre vie qui sera tournée vers le Dieu d'Amour.

Cette prise de conscience nous fera trouver quelque peu ridicule notre démarche temporaire de partage. Accueillir Dieu totalement dans sa vie, c'est accepter de regarder avec amour le frère, la sœur qui est en souffrance, c'est accepter de l'accueillir sans réserve. Celui-là, celle-là est aussi la demeure de Dieu. Alors comment ne pas l'aimer puisque le même Amour divin nous habite ? Comment ne pas lui ouvrir la porte de notre demeure puisque nous voulons accueillir Dieu Lui-même ? L'autre ne m'est pas un étranger, l'autre est un réceptacle de l'Amour divin.

Cette prise de conscience nous rapprochera encore plus du mystère du pardon. Puisque le Dieu qui nous habite nous pardonne, comment ne pardonnerions-nous pas totalement à notre tour ? Je ne peux pas demander pardon à Dieu, si moi-même je ne sais pas pardonner.

Cette prise de conscience nous éloignera de la colère. Comment accepter la colère alors que Celui que nous avons invité dans notre cœur est tendre et miséricordieux ? Chaque jour nous apprendrons à maîtriser notre colère, notre ressentiment. Nous laisserons émerger toute la tendresse qui se trouve en nous, qui se trouve en notre cœur. Et cette tendresse est celle de Dieu, le Dieu Père, le Dieu Amour.

Cette prise de conscience nous éloignera de l'esprit de vengeance, du désir de blesser, de faire mal à celui qui a touché à notre orgueil, à notre égoïsme. Comment accepter la loi du talion, "œil pour œil" si le Dieu d'Amour renonce au châtiment ? Purifions notre cœur de tout esprit de vengeance qui nous éloigne trop de l'amour, qui nous éloigne du chemin de conversion.

Je vous le redis, cette route n'est pas facile, nous allons trébucher et tomber plus d'une fois. Mais le Seigneur Lui-même nous prendra par la main pour nous relever et nous faire avancer encore et toujours.

Etre disciple de Jésus-Christ ce n'est pas être saint avant notre mort, mais bien marcher vers la voie de la sainteté avec nos faiblesses, nos fautes aussi lourdes soient-elles.

Etre disciple de Jésus-Christ c'est croire que l'Amour de Dieu pour nous est inépuisable et qu'Il surpasse tout le mal dont nous sommes capable. C'est croire qu'Il peut purifier notre cœur en profondeur.

En la personne de la Vierge Marie, la Très Sainte Mère Dieu, nous avons l'exemple que tout être humain peut se convertir à l'Amour divin, que tout être humain peut purifier son cœur pour en faire la demeure de Dieu.

En ce début de Carême, avec La Vierge toute pure, la Vierge toute aimante, reprenons avec confiance les paroles du prophète Joël : "Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment."

Je vous souhaite un bon Carême à l'écoute de la Parole de Dieu ; je vous souhaite un Carême plein de confiance dans le Dieu miséricordieux et plein d'amour.